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La capture carbone initiée par le CPIE Loire Anjou

Le CPIE Loire Anjou et le Pays Vallée de la Sarthe ont mené un projet de coopération européen LEADER portant sur l'évaluation et la valorisation du stockage du carbone par le bocage et la forêt.

Valorisation du stockage du carbone par le bocage et la forêt en coopération

CPIE Olivier GABORY, directeur du CPIE Loire Anjou

À quel besoin répond cette démarche ?

Le protocole de Kyoto prévoit en plus des obligations de réduction des émissions de CO2, des systèmes d'échanges de quantités de CO2. Pour les plus gros émetteurs, un marché carbone est institué entre ceux qui émettent et ceux qui stockent. À juste titre, la presse s'est largement fait écho des dérives, tant du point de vue social, environnemental que moral de ce « marché des obligés ». Pour autant, si le système est critiquable, faut-il rejeter en bloc cette idée de compensation et la laisser dans les seules mains des entreprises et des banquiers ?

Un système adapté peut-il être envisagé pour des entreprises moins émettrices et de façon volontaire ? La compensation ne doit-elle s'envisager que dans une relation « Nord-Sud » ? Peut-on stocker du Carbone (par les arbres par exemple) sur le territoire même de son émission ?

Quels sont les objectifs recherchés ?

L'idée est donc d'explorer la faisabilité d'un « circuit court » carbone. Des entreprises qui souhaiteraient compenser de façon volontaire et en local favoriseraient certaines pratiques forestières ou des replantations de haies dans le but de stocker du Carbone. Cela nécessite un préalable : calculer les tonnes de CO2 qu'un hectare de forêt ou qu'un linéaire de haie peut stocker au regard de leur composition et des pratiques qui y sont réalisées.

Pouvez-vous nous expliquer quelle est la plus-value d'un projet réalisé en coopération ?

Le Pays Vallée de la Sarthe et le Pays des Mauges sont à la fois proches géographiquement et donc soumis à des influences communes, et par ailleurs très distincts du point de vue de l'occupation du sol et des pratiques sylvo-pastorales. Alors que la forêt est quasiment totalement absente des Mauges, elle est omniprésente en Sarthe. La coopération a aussi été fructueuse, car elle a permis de mutualiser les compétences des acteurs agissant historiquement dans chacun des territoires.

En quoi ces projets sont-ils bénéfiques pour le territoire et quel rôle le programme LEADER a-t-il joué ?

Le programme LEADER a permis d'engager cette étude à l'époque innovante, qui depuis nous a largement été demandée. Au-delà des résultats scientifiques et techniques inédits, l'action a eu pour mérites de regarder sous un prisme nouveau cette difficile question des flux carbone et d'explorer la façon dont les acteurs des territoires peuvent s'en saisir.

Ces premières réflexions se prolongent dans les Mauges par la mise en place d'un compte épargne CO2. Celui-ci peut s'assimiler à un « monnaie » carbone qui vient récompenser financièrement ou sous formes d'avantages des économies de CO2 effectivement réalisées.

Les deux projets ont en commun un approche territoriale, la recherche de lien social, la nécessaire démarche volontaire et une approche délibérément non culpabilisante (mais responsabilisante) des questions de CO2.

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