Sélectionner une page
Accueil » Actualités » Aménagement de la RD752

Aménagement de la RD752

27 Jan 2020 | Actualités

Élus et industriels des Mauges mobilisés

Les élus du département et des Mauge étaient réunis ce jeudi 6 février à Saint-Pierre-Montlimart / Montrevault-sur-Èvre, aux côtés des représentants des grandes entreprises des Mauges. Ils ont rappelé ensemble les enjeux pour le territoire de l’aménagement routier entre Beaupréau et Ancenis.

Didier Huchon, président de Mauges Communauté

« La deux fois deux voies Cholet – Beaupréau, aménagée en 2004, doit se poursuivre jusqu’à Ancenis, avec une connexion à la RD117, depuis Vallet jusqu’à Saint-Rémy-en-Mauges (commune de Montrevault-sur-Evre) et comporter une traversée de la Loire. Cet itinéraire structurant présente un intérêt stratégique à l’échelle régionale et interrégionale pour disposer d’un axe nord-sud évitant le périphérique de Nantes, congestionné par la circulation. Cet axe doit ainsi faciliter les échanges entre la Bretagne – Loire-Atlantique et le deuxième bassin économique de la région Pays de la Loire que sont les Mauges, le Bocage vendéen, le Nord Deux-Sèvres, le Bressuirais et le Choletais. Il s’agit d’un axe vital pour le développement économique et l’attractivité de ce bassin ».

Christian Gillet, président du Département de Maine-et-Loire

« Avec les élus et acteurs économiques locaux, nous restons convaincus de l’utilité de cette liaison stratégique pour les Mauges. L’aménagement d’une section d’1,8 km à deux fois deux voies permettra d’améliorer la fluidité entre Beaupréau et Saint-Pierre-Montlimart, de réduire ainsi la pollution, mais aussi et surtout de gagner en sécurité, car les sections à 2×2 voies divisent par trois le risque d’accidents corporels par rapport aux routes bidirectionnelles. Nous avons néanmoins entendu les préoccupations de certains habitants, principalement d’ordre environnemental, qui ont conduit aux conclusions du commissaire enquêteur et souhaitons, pour y répondre, obtenir une enquête complémentaire sur la base d’un projet modifié. Le projet initial datait de 2008. Les perceptions ont beaucoup évolué depuis et nous partageons ces préoccupations en terme de développement durable, qui constitue un enjeu majeur de nos politiques publiques ».

Jean-Pierre Chavassieux, vice-président du Département chargé des routes et des mobilités

« Le Département accompagne ses aménagements de voies nouvelles à deux fois deux voies, de voies parallèles pour les convois agricoles, les dessertes locales et la circulation des deux roues, afin de sécuriser les flux et de faciliter les déplacements doux. Une liaison agricole et vélo est ainsi prévue pour relier Beaupréau à Montrevault. Dans l’ancien comme dans le nouveau projet, les accès directs seront supprimés entre Beaupréau et La Gerfaudière ».

Gérard Chevalier, maire de Beaupréau-en-Mauges

« Je souhaite la réalisation de ce tronçon qui permettra une meilleure connexion vers Saint-Pierre-Montlimart. Ce tronçon devra être complété par une nouvelle étape de contournement de Saint-Pierre, pour que le pôle du cœur des Mauges, Beaupréau-Saint-Pierre-Montrevault, puisse affirmer son développement économique et son attractivité résidentielle ».

Alain Vincent, maire de Montrevault-sur-Evre

« Les adaptations du projet, prévues par le Département, en particulier sur le volet environnemental pour préserver le bois de La Bellière, nous conviennent parfaitement. Considérant que la limitation de l’impact environnemental est une préoccupation majeure, nous estimons que la poursuite de la deux fois deux voies pourra se réaliser par un tracé garantissant la prise en compte de nos espaces, notamment agricoles et forestiers, tout en facilitant les déplacements des habitants de nos communes, y compris à vélo, sur des voies réservées ».

Serge Piou, maire délégué de Saint-Pierre-Montlimart

« Une deux fois deux voies est nécessaire pour désenclaver le Nord des Mauges, qui ne bénéficie pas à ce jour d’infrastructures routières suffisantes pour son développement économique et son attractivité, ni pour faciliter et sécuriser les trajets domicile-travail depuis Nantes, et en particulier pour le groupe Eram basé à Saint-Pierre-Montlimart. Cet aménagement permettra d’assurer un développement équilibré et harmonieux du pôle du cœur des Mauges Beaupréau – Saint-Pierre-Montlimart – Montrevault-sur-Evre ».

 

LE CONTEXTE

Le projet d’aménagement de la RD752, entre La Gerfaudière à Saint-Pierre-Montlimart et le giratoire de la sortie Nord de Beaupréau, portait initialement sur la réalisation d’un tronçon de 3,2 km à 2×2 voies et de 4,2 km de voies parallèles pour la desserte locale des riverains, les circulations agricoles et les deux roues.

Ce projet a fait l’objet d’une enquête publique menée du 21 octobre au 22 novembre derniers. Si le commissaire enquêteur a émis un avis défavorable concernant la demande de déclaration d’utilité publique, le projet a recueilli un avis favorable sur le dossier d’autorisation environnementale. Dans ses conclusions, le commissaire enquêteur ne remet pas en cause « le principe général d’un axe privilégié de circulation nord-sud, dont le développement est à poursuivre entre Cholet, Beaupréau et la Loire ».

Une section de 2×2 voies réduite à 1,8 km

Un nouveau projet prévoit la suppression des impacts sur le secteur boisé des Minières, l’aménagement d’une liaison agricole et cyclable permettant de relier Beaupréau à Montrevault, enfin le maintien de zones de dépassement sécurisées sur une longueur réduite à 1,8 km. Ce dernier volet vise à compenser les difficultés observables sur la route Le Fuilet/Saint-Rémy-en-Mauges/Montrevault/Saint-Pierre-Montlimart/Beaupréau, dépourvue de zones de dépassement aménagées.

Un impact environnemental réduit

Le principe de reconfigurer les accès agricoles et riverains, à partir des voies de dessertes locales, sera entièrement conservé, dans la mesure où il sécurise les accès sur la route principale et les accès riverains. L’opération sera réduite d’1,3 km au niveau du bois et la route actuelle conservée en l’état entre Saint-Paul et La Gerfaudière évitant ainsi tout impact sur les bois, ce qui répond d’ailleurs aux réserves du commissaire enquêteur.

Ces dispositions permettront d’optimiser le coût de l’opération et de réaliser une économie estimée à 2 M€ sur le programme des travaux, soit un tiers du montant global initialement prévu. Elles auront également pour conséquence d’éviter les impacts environnementaux supplémentaires au niveau des bois, ainsi que tout défrichement.

Après avis unanime de la commission permanente du Département, réunie le 27 janvier dernier, il appartient désormais au préfet d’autoriser la mise en œuvre de cette enquête complémentaire, qui se déroulera vraisemblablement dans le courant de l’été, le temps d’instruire le nouveau projet.